Une nouvelle vague de réfugiés syriens plus «exigeante» selon Philippe Couillard

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Une nouvelle vague de réfugiés syriens plus «exigeante» selon Philippe Couillard

La prochaine vague de réfugiés syriens qui débarquera au Québec d’ici la fin de l’année sera plus «exigeante» en termes d’accueil et de soutien par l’État, a dit le premier ministre Philippe Couillard, qui parraine lui-même une petite famille.

Un an après l’accueil des premiers réfugiés syriens au pays, M. Couillard, qui vit à Roberval, a dressé le bilan de sa propre expérience en tant que «parrain» d’une famille ayant fui le régime d’Assad.

«Sans entrer trop dans les détails, je dirais que l’expérience est très largement positive», a indiqué M. Couillard, lorsque questionné à ce sujet par les journalistes.

«Moi, je vois deux petits enfants qui sont à l’école et qui parlent très bien le français», a raconté le premier ministre, qui évite généralement le sujet par crainte d’exposer la famille qu’il soutient et qui est maintenant établie, comme lui, au Lac-Saint-Jean.

«Je vois un papa qui a trouvé un travail, a-t-il continué. Je vois une maman également qui commence à s’intégrer au marché du travail. Je vois les gens de ma ville, qui sont accueillants, positifs, souriants avec eux.»

Pris en charge par l’État

Sur les 7300 réfugiés syriens que le Québec souhaitait accueillir en 2015-2016, un peu plus de 400 arriveront d’ici la fin de l’année.

Contrairement à la famille accueillie par M. Couillard, la plupart de ces nouveaux arrivants seront «pris en charge par l’État», c’est-à-dire qu’ils seront «entièrement pris à la charge» du gouvernement, a souligné le premier ministre.

«Vous savez que les parrains, assumons largement les dépenses des réfugiés pour la première année. Ce n’est pas la même chose pour la prochaine cohorte qui se joint à nous. Mais le Québec, je tiens à le dire, joue son rôle de solidarité internationale. Les Québécois prouvent à quel point ils sont accueillants, ouverts.»

Alors que l’expérience démontre qu’après quelques années passées au Québec, de nombreux réfugiés s’en vont au Canada anglais, le premier ministre se dit conscient des «embûches» que pose la barrière de la langue.

M. Couillard a rappelé qu’il a d’ailleurs confié à la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, la tâche de présider un comité interministériel entièrement dédié à la francisation des réfugiés.

http://www.journaldemontreal.com/

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